Du Made in Senegal by un japonais

mai 30, 2020

Ces temps de pandémie et de difficultés économiques globales me poussent à réfléchir sur mes modes de consommation et l’impact de ceux-ci. Depuis le début de la crise, j’ai consommé le strict minimum pour répondre à l’essentiel de mes besoins.
Il y a peu, j’ai recommencé à parcourir mon feed Instagram et à contempler les nouvelles collections, les nouvelles tendances car quoi qu’il arrive, je reste une passionnée de mode. C’est en flanant sur Instagram que j’ai redécouvert la marque Frarika que j’avais repérée il y a quelques temps et j’ai eu envie de faire un peu de shopping.

Chemise : Frarika
Photo © Milcos

J’avoue que j’ai longtemps hésité, j’étais un peu mal à l’aise sachant les énormes difficultés financières auxquelles nombreux d’entre nous doivent actuellement faire face mais je trouve aussi que c’est important de pouvoir se faire des petits plaisirs.

Je n’ai pas eu envie de me ruer vers les grandes enseignes, j’ai préféré soutenir le « Made in Sénégal ». Les créateurs  souffrent particulièrement de cette crise et nous pouvons à travers nos achats soutenir la scène locale.

La marque Frarika est conçue localement et son originalité réside dans le fait que c’est un japonais qui crée les vêtements.

Chemise : Frarika
Photo : © Milcos

 

 

 

 

Je voulais acheter quelque chose « d’utile », que je pourrais porter souvent, facilement et en toute circonstance, un achat « réfléchi ». J’avais littéralement craqué sur les chemises et les motifs de Frarika. Sur Instagram, on ne distingue pas toujours très bien les finitions donc j’avais hâte de me rendre à la boutique Maho’s pour pouvoir essayer et voir si le rendu était aussi joli que sur les photos. Je n’ai pas été déçue, les coupes m’ont directement séduites, elles sont amples comme je les aime et bien longues pour pouvoir les porter à l’intérieur ou à l’extérieur d’un pantalon, d’une jupe ou d’un short.

Boutique Maho’s
Photo : © Stéphanie Nikolaïdis

 

Située aux Mamelles, dans la rue parallèle à la pharmacie Atlantique, la boutique est hyper stylée, bien designée, avec une ambiance sonore très sympa, on se croirait presque dans un shop branché de Brooklyn. On y trouve des chemises, des combis, des robes, des ensembles… certaines pièces sont unisexes. Les prix sont très abordables, à titre d’exemple une chemise à manche courte coûte 15.000 Fcfa.

Kosho Sakata, le créateur, est très sympa, attentionné et tout sourire. Il ne parle pas très bien français mais se débrouille suffisamment pour pouvoir échanger. Il nous explique qu’il va bientôt devoir fermer et rentrer au Japon, une des conséquences économiques liée à la pandémie de COVID-19.

Je vous conseille donc de ne pas traîner à aller voir ce qu’il fait car, selon moi, ça vaut carrément le détour!

N’hésitez pas à m’écrire un commentaire ou à me contacter sur steph@buntunbi.com si vous voulez plus d’informations !

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